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 Charles BAUDELAIRE

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choupette
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Date d'inscription : 21/07/2011
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MessageSujet: Charles BAUDELAIRE   Dim 31 Juil - 15:30

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Charles Baudelaire carrière comme écrivain a commencé avec un peu de revues d’art en 1845 et 1846. Peu de temps après, il découvrit les œuvres de Poe en anglais et a été émerveillés. Il a travaillé sur les traductions de récits de Poe en français pour les 20 prochaines années, et ses versions restent très acclamé. Baudelaire a aussi écrit les commentaires sur les travaux de ses contemporains, y compris Théophile Gautier, Gustave Flaubert, et Honoré de Balzac.

Lorsque Les Fleurs du Mal a été publiée en 1857, cela a choqué la plupart des lecteurs et des critiques avec ses thèmes de sexualités déviantes, la mort, et la dissolution, mais Baudelaire a également acquis une fidèle, quoique de petite taille, à la suite. Baudelaire, avec son imprimeur et éditeur, a été poursuivi pour produire le travail offensif, et cinq des poèmes ont été censurés sur la première version. La prochaine édition, publiée en 1861, comprenait les poèmes déjà expurgée.

En 1861, l’éditeur de Baudelaire a fait faillite, et les difficultés financières du poète est devenu grave. Il a déménagé en Belgique en 1864, où il a commencé à fumer de l’opium et de boire beaucoup. En 1866, il a souffert d’un AVC majeur et est devenu paralysé. Il a été hospitalisé à Bruxelles et à Paris pour le reste de ses jours et mourut le 31 août 1867. Après sa mort, le travail de Baudelaire est devenu beaucoup plus accepté et reconnu qu’elle ne l’avait été durant sa vie, et Les Fleurs du Mal est maintenant considéré comme un classique de la littérature française.

*************

Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

Chant d'automne

I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

II

J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !
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Charles BAUDELAIRE
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